Transports urbains et ferroviaires : la Fnaut prône une relance des grands projets

De Morgan Boëdec, pour Localtis

TGV.jpgA la mise en « pause » décrétée par le gouvernement en amont des Assises de la mobilité, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) préférerait une relance des investissements ferroviaires et un rattrapage du retard dans l’exécution de grands projets vertueux “actuellement reportés ou abandonnés au profit des transports du quotidien”. Un point de vue partagé le 12 janvier par cette association qui, au même titre qu’un grand nombre d’élus et d’autorités organisatrices, appelle de ses voeux le lancement d’un quatrième appel à projets de transports collectifs en site propre (TCSP).

La liaison Lyon-Turin mais pas le canal Seine-Nord. Une LGV sur la transversale sud mais plus de nouvelles gares TGV implantées n’importe où loin des centres urbains. Un contournement ferroviaire pour l’agglomération lyonnaise (CFAL) mais pas d’autoroute (A45) pour relier cette ville à Saint-Étienne (Loire). Ni de rocade à Rouen (Seine-Maritime) et ni d’élargissement autoroutier en Lorraine (A31 bis)…  » Il y a de bons et de mauvais projets. Les mauvais, il faut les enterrer, sans craindre le traumatisme. La page sera vite tournée, même pour le canal Seine-Nord : sitôt stoppé, ce projet pharaonique mais inutile sera vite oublié », a asséné le 12 janvier Jean Sivardière, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), lors d’un point presse sur la nécessité de relancer de grands projets utiles et à même de répondre « aux besoins actuels et futurs des voyageurs et des territoires ». Suite de l’article

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Déplacer les frontières de la ville : un regard sur l’urbanisme contemporain (Audio)

La Grande Table – France Culture

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Paris – ©Tim Draper

La ville, territoire d’exploration… Avec Christiane Blancot, responsable du pôle évolutions urbaines de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), et le philosophe Thierry Paquot, nous explorons aujourd’hui l’espace urbain et ses nouvelles frontières, et imaginons ce que sera la ville de demain.

Beaucoup de discussions ont porté, ces dernières décennies sur l’évolution des villes et sur ce qu’il est convenu maintenant d’appeler le fait urbain. Les métropoles comme Paris, Lille, Lyon ou Marseille, sont confrontées à des défis nouveaux sur des problèmes anciens parfois, comme la façon d’habiter, de se déplacer, de travailler ou de pratiquer ses loisirs. Mais aussi sur des problèmes nouveaux comme l’insertion dans la mondialisation ou le défi écologique.

Et voici qu’on voit émerger une figure qui était jusque-là étonnamment peu consultée, même déconsidérée : les citadins, qui peuvent désormais, grâce aux outils numériques, participer et dire comment ils veulent habiter la ville. Mais la question principale reste ouverte : sont-ce les hommes qui font la ville ou la ville qui fabrique les hommes et les sociétés ? Comment les architectes et les urbanistes répondent-ils à cette nouvelle donne et ces nouvelles frontières de ce qu’on appelle ville ? Écouter l’émission

 

Val de Marne : Nogent planche sur un plan d’urbanisme vert avec l’APUR

La Parisien

Un nouveau plan local d’urbanisme, mais le plus écolo possible. Pour atteindre cet objectif, la ville de Nogent annonce qu’elle s’associe à l’APUR, l’Atelier parisien d’urbanisme. La ville a confié à cet organisme reconnu « une étude destinée à donner au Plan local d’urbanisme de Nogent une couleur plus verte dans un cadre écologique renforcé. » La ville précise qu’une commission exceptionnelle d’urbanisme associant élus et cadres des services s’est réunie pour examiner les propositions de l’APUR. « La présentation des spécialistes et les débats qui ont suivi ont permis d’arrêter une liste d’actions, indique la commune. Suite de l’article

Les bidonvilles sont-ils une forme exemplaire d’urbanisme ?

Demain la Ville
bois_de_vincennes_tente_pays_sipa.jpgBidonville, slums, township, favelas… Des mots qui raisonnent dans tous les dialectes, à travers le monde. Qu’on l’exprime en anglais, en français ou en espagnol, cette expérience urbaine s’apparente toujours aux mêmes rapports de perception, que la culture nous a largement inculqués.

De « la Cité de la Joie », ce livre issu de l’expérience de Dominique Lapierre dans les slums de Calcutta, édité en 1985, à l’image universelle de Mère Thérésa qui tente de sauver la misère du monde, dans ces mêmes bidonvilles. De la sortie raisonnante de « Slumdog Millionnaire » en 2009 à celle de « Lion » en 2016. L’ensemble de ces récits nous plongent dans ces rues boueuses et humides, nous transmettent ces odeurs de villes sans systèmes d’évacuation ou de latrines. L’architecture y est sommaire, les maisons sont en carton. La nourriture y est rare, mais les maladies y sont nombreuses. Les bidonvilles sont synonymes d’une pauvreté extrême, reflet de ces paysans, usés par leurs terres infructueuses, venus briser leurs dernières forces contre les portes impénétrables de la ville. Mais dans notre imaginaire, les bidonvilles, ce sont avant tout l’affaire des pays du tiers-monde !

Depuis plusieurs années, pourtant, ces présupposés tendent à disparaître. Face à l’urgence humaine et sociale qui a pu régner dans des zones urbaines en marge, des solutions ont dû être trouvées. Pour les urbanistes et architectes, les bidonvilles sont devenus des chances urbaines, les laboratoires de la ville de demain. Dans ces zones chaotiques à forte densité urbaine, on expérimente, on cherche des modèles urbains, avec pour seule contrainte, la simplicité. Dans ces marges urbaines, on n’a plus rien à perdre, donc on peut tout construire. Suite de l’article

Tours : L’Agence d’urbanisme “ fabrique ” la métropole de demain

Evelyne Bellanger, pour La République du centreTramway Tours.jpg

A l’occasion des 50 ans de l’Agence tourangelle d’urbanisme, rencontre avec son fondateur, Jean-Claude Drouin, et son directeur actuel, Jérôme Baratier.

Architecte urbaniste fondateur de l’ATU en 1967, vous en avez été le directeur pendant trente ans. Quels ont été les débuts de cette agence, qui accompagne le territoire dans son développement ?
Jean-Claude Drouin : « L’Agence d’urbanisme, née avec la loi d’orientation foncière, a été créée à Tours il y a cinquante ans par le maire, Jean Royer, qui était un bâtisseur. Tours a été pionnière puisqu’elle a fait partie des sept premières agences de l’Hexagone. Un chiffre passé à vingt agences en 1980, à trente-six à 1995, à cinquante-deux en 2013.
« L’ATU a été la graine de l’intercommunalité. Si aujourd’hui Tours Métropole Val de Loire regroupe vingt-deux communes, il y a cinquante ans, il y avait seulement sept communes périphériques, avec lesquelles j’ai pris contact pour engager puis développer des missions de conseil et lancer des réflexions sur les plans d’occupation des sols (POS).
« A cette époque il n’y avait pas de plan d’urbanisme, et les règlements d’urbanisme n’existaient pas. C’était vraiment le Far West. Suite de l’interview

Villes : les espoirs de l’urbanisme sous-terrain (Vidéo)

France Info – France 2

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Station fantôme – Paris, Porte des Lilas

Sous nos villes se cachent de fabuleux trésors : des kilomètres de sous-terrains qui ne demandent qu’à sortir du noir : parkings, tunnels, anciennes stations de métro, autant d’espaces qui pourraient être exploités. Certaines villes se les sont déjà appropriés. C’est le cas de Montréal au Canada et ses 30 kilomètres de galeries construites dans les années 60. À Séoul (Corée du Sud), une université étonnante s’est développée sous la terre, grâce à l’architecte Dominique Perreault. Suite de l’article

Île de France : Plan local d’urbanisme : le big bang intercommunal aura-t-il lieu ?

IAU Île de France

Après plusieurs tentatives législatives, la loi Alur entend généraliser la « compétence PLU » à l’échelon intercommunal. En théorie, l’avancée est considérable, en pratique, elle est plus nuancée. Où en sont les intercommunalités franciliennes ? Cette Note rapide procède à un état des lieux au regard des réformes récentes, ainsi qu’à une mise en perspective nationale.:

Télécharger la « Note Rapide N°764 » de l’IAU Île de France

Ultime face-à-face entre Notre-Dame-des-Landes et Nantes-Atlantique

Interview de Jean-Paul Naud et Jean-Claude Lemasson, par Rémi Barroux, pour Le Monde

Résultat de recherche d'images pour Les maires de deux communes, l’une en faveur du transfert de l’aéroport nantais à Notre-Dame-des-Landes, l’autre pour le réaménagement du site actuel, livrent leurs arguments.

Alors que le dossier de Notre-Dame-des-Landes doit être arbitré dans les jours prochains par le gouvernement, les maires des deux communes les plus concernées livrent au Monde leurs derniers arguments en faveur ou en défaveur d’un nouvel aéroport dans le bocage nantais. Jean-Claude Lemasson, 58 ans, élu en 2008, est maire (sans étiquette) de Saint-Aignan-Grandlieu (3 857 habitants au recensement de 2016), qui jouxte l’actuelle plateforme aéroportuaire nantaise. Jean-Paul Naud, 59 ans, est élu (sans étiquette) lui aussi depuis 2008, à la tête de la commune de Notre-Dame-des-Landes (2 138 habitants). Lire l’interview

En savoir plus : Projet d’aéroport : Ce que Philippe Grosvalet va dire au Premier ministre – Presse Océan

Un rapport veut stopper les recours abusifs contre les permis de construire

Ouest France

high-rise building under construction against blue skyLe rapport sur le logement remis mercredi au ministre de la Cohésion des territoires préconise de juger plus vite les contentieux des autorisations d’urbanisme. Ce texte doit orienter la future loi Logement.

Durcir les conditions des recours contre les permis de construire et les juger en 10 mois contre deux ans aujourd’hui, constituent deux des mesures préconisées par un rapport, dont s’inspirera le projet de loi Logement attendu en mars.

Remis mercredi au ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, ce rapport signé par la conseillère d’État Christine Maugüé énonce des propositions pour rendre le « traitement du contentieux des autorisations d’urbanisme plus rapide et plus efficace », précise le ministère dans un communiqué.

Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de « lever tous les freins à la construction de logements, notamment en zones tendues ». Lutter contre « les recours abusifs contre les permis de construire » représente un « axe essentiel », dit-il. Suite de l’article

En savoir plus : Le gouvernement dévoile des propositions pour lutter contre les recours abusifs, BusinessImmo

 

Développement Durable : Paris offre un nouveau modèle au monde (Vidéo)

AGEFI

Paris – Bois de Vincennes

Ce sont les villes qui se trouvent en première ligne de la guerre contre les émissions de carbone. Plus de la moitié de la population mondiale vit en zones urbaines et chaque semaine ce chiffre augmente de 1,5 million de personnes. Les villes produisent 85 % du PIB de la planète et tandis qu’elles n’occupent seulement que 0,5 % des terres du globe, elles produisent 80 % des émissions de carbone.
Quel impact un acteur financier tel qu’une banque peut-il bien avoir sur les villes ? Comment le secteur financier accompagnera-t-il la transition vers des villes plus durables ?
Si une ville dans le monde espère bien pouvoir répondre à cette question, c’est Paris. La Ville lumière ou capitale de l’amour espère désormais devenir la ville du développement durable.
Cette mission a démarré en 2007, lorsque Nicolas Sarkozy alors président de la République, déclarait que Paris allait être la figure de proue du développement progressif du XXIème siècle, qu’elle montrerait la voie en matière de réduction des émissions, qu’elle serait une ville plus heureuse, avec une meilleure intégration sociale des différentes communautés. Les transports publics s’étendraient davantage pour relier les banlieues. La Seine ainsi que ses affluents serviraient de mode de transport,. Ce serait aussi une ville intelligente (smart city) où les représentants du gouvernement et du secteur privé maîtriseraient et géreraient des données.

La déclaration était osée. Mais Paris sert en effet de laboratoire à des idées dans cette lignée. Pour rappel, il s’agit d’une capitale ancestrale : mélange d’héritage médiéval, de remodelage radical du Baron Haussman entre 1853 et 1870 et berceau d’architectes modernes expérimentaux. L’histoire est donc un obstacle. Contrairement à Shanghai ou à Brasilia, le gouvernement ne peut pas démolir purement et simplement des pâtés de maison entiers et reconstruire à nouveau. Suite de l’article

En savoir plus (vidéo) : Entretien avec Vincent Callebaut, architecte « Paris Smart City 2050 » et Francesco Bandarin, architecte, urbaniste, ancien n°2 de l’UNESCO. En matière d’environnement Paris aimerait montrer l’exemple. Mais comment faire pour réduire de 75 % ses émissions de gaz a effets de serre ?