Le Sénat ne veut pas d’éoliennes près des monuments historiques

De Marie Merdrignac, pour Ouest France

Coutances
© Daniel Picot

« Les éoliennes ont un impact visuel négatif dans nos territoires ». C’est ainsi que le sénateur Gilbert Barbier (RDSE – Jura) a justifié son amendement adopté, en première lecture, le 17 février, au Sénat.
Il a ajouté, dans le cadre du projet de loi sur la liberté de création, l’architecture et le patrimoine, un amendement qui risque de porter un sérieux coup à l’implantation des éoliennes, s’il est adopté à l’Assemblée. Il impose de recueillir l’avis conforme de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) sur les projets d’éoliennes, dans un périmètre de 10 km autour d’un immeuble classé, un monument historique ou un site patrimonial protégé, dès lors qu’on les voit depuis ces monuments ou qu’elles sont visibles en même temps qu’eux. La disposition a été votée, contre l’avis du gouvernement et au grand dam des parlementaires écologistes. Suite de l’article

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Les fascinantes photographies des grands ensemble, entre néo-classicisme et rétro-futurisme

Lumières de la ville
Bofil Noisy le grandLauréat du prix « Paysage » de la Bourse du Talent 2015, Laurent Kronental, né à Courbevoie en 1987, a exposé jusqu’au 7 février à la Bibliothèque nationale de France, une série de photographies intitulée « Souvenirs d’un Futur » sur le thème des grands ensembles de la région parisienne.
Fasciné par l’architecture et l’interaction entre le paysage urbain et ses habitants, le jeune photographe y fait le constat du vieillissement et du changement de regard porté à certains grands ensembles qu’il qualifie de « poétiques et de brutaux ». A travers les portraits de leurs habitants, ayant vieilli en même temps que ces édifices, l’auteur révèle la manière dont l’homme porte la mémoire de ces espaces. « Il y a un parallèle à faire entre le vieillissement de ces quartiers et les personnes âgées qui les habitent : les seniors sont eux aussi toujours là, debout », confie-t-il au journal Le Monde. Voir le reportage photographique

Le campus new-look de Paris-Jussieu

De Bruno Monier-Vinard, pour Le Point

Jussieu
© Architecture-Studio

Après quinze ans de travaux de rénovation, l’immense damier de la faculté Pierre-et-Marie-Curie achève sa refonte dans le 5e arrondissement de Paris.
Sur le campus de Paris-Jussieu, le dernier volet (secteur est) s’inscrit dans le respect des extensions précédentes et du profil originel du carreau universitaire conçu par Édouard Albert, emblématique de l’architecture sur dalles des années 60. Désenclaver et ouvrir le campus vers la ville, tel a été l’objectif principal de l’agence Architecture Studio associée ici au paysagiste Michel Desvigne.
Un nouveau tissage des espaces publics s’accompagne d’une large végétalisation. Suite de l’article (Payant)

En savoir plus : Architecture Studio : coup de génie sur le campus de Jussieu, TP News
Paris : le nouveau campus de Jussieu enfin terminé !, le Parisien

 

La ville de Marseille veut redynamiser son centre après l’avoir un peu dynamité

De Florent de Corbier, pour la Marseillaise
Marseille centreAprès plusieurs années de frénésie commercialo-immobilière, la Ville de Marseille y met un frein. Une bonne nouvelle pour les enseignes de l’hyper-centre.
Marseille a-t-elle surestimée l’appétit commercial de ses habitants et touristes ? Car après des ouvertures à foison (Terrasses du Port, Docks, Voûtes de la Major et bientôt Prado-Vélodrome ou des rénovations (rue de la République, Bonneveine, Centre Bourse, Valentine) dans un temps très rapproché, la Ville a décidé de geler la construction de pôles commerciaux. Sur les 200 000m2 de nouvelle surfaces prévues, 150 000m2 ont été réalisés. « Je pense qu’on va s’arrêter là» , a annoncé, avant-hier sur les ondes de France Bleu Provence, Solange Biaggi, l’adjointe (LR) au maire déléguée au commerce. Exit donc le projet en friche de Bleu Capelette. Suite de l’article

La ville en friches, où en est la reconversion à Lisieux ?

Ouest France
LisieuxSaint-Gobain, Castres, l’hôtel Regina… Certains lieux désertés ont réussi leur reconversion. D’autres, en revanche, résistent à la requalification.
À Lisieux, quand on fait le tour de ce qu’en termes d’urbanisme on appelle les dents creuses, c’est-à-dire un espace vide ou sous-utilisé entouré de parcelles bâties, on recense désormais une douzaine de sites, dont la moitié est d’anciennes usines et pour l’autre moitié des lieux commerciaux devenus vides.
La requalification d’un lieu est compliquée car avant d’envisager une nouvelle vie, il y a souvent de nombreux problèmes à régler, comme l’appétit financier des propriétaires, la dépollution ou le Plan local d’urbanisme, lorsqu’il s’agit d’un changement d’affectation. Voir le reportage photographique

1 immeuble sur 2 dans Paris a plus d’un siècle

De Diane Lacaze, pour BFM business
6225231f779d8ad48107497b709bdLes Parisiens savent qu’ils vivent « dans de l’ancien », mais se sont-ils déjà demandé quel âge peut avoir leur appartement? Un chercheur à l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports de l’Aménagement et des Réseaux s’est amusé à créer une carte de Paris où les immeubles sont classés en fonction de leur date estimée de construction. Il s’est, pour cela, appuyé sur les données de l’APUR, l’Atelier Parisien d’Urbanisme. Et il est fort à parier que la plupart des habitants de la capitale ne se doute pas à quel point leur logement âgé. En effet, 52% des immeubles parisiens ont été construits il y a plus d’un siècle. Suite de l’article

Le Site « Histoire du bâti parisien »

Les collectivités rassurées sur leur rôle de garantes du patrimoine

Batiactu
Château de MaintenonEn ouverture des débats au Sénat, qui examine en première lecture le projet de loi sur la création architecturale, Fleur Pellerin a tenu à rassurer l’inquiétude des élus locaux sur la présence de l’Etat à leurs côtés pour la préservation du patrimoine. Les architectes du Patrimoine réagissent.
« Je veux apaiser l’inquiétude des élus locaux », a proclamé la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, à l’occasion de l’ouverture de l’examen du projet de loi sur la création architecturale (loi CAP) en première lecture au Sénat. Suite de l’article

Tours : Trois siècles d’urbanisme

De Nicolas Rimbaux, pour la Nouvelle République
ToursL’entrée de Tours, […] bordée de grandes maisons de taille blanche, aux façades régulières, est vraiment magnifique. Cette superbe rue […] coupe la ville en ligne droite, se dirigeant vers le nouveau pont, de quinze arches plates, ayant chacune 75 pieds d’ouverture. »
Dans son ouvrage « Voyages en France pendant les années 1787, 1788, 1789 », le Britannique Arthur Young encense l’entrée nord de la cité tourangelle, l’actuelle place Anatole-France. Suite de l’article

Brest : Sous le château, les vestiges d’un camp romain

De Yannick Guérin, pour Ouest-France
sous-le-chateau-les-vestiges-dun-camp-romainL’importance militaire de l’emplacement surveillant la rade et l’embouchure de la Penfeld n’avait pas échappé aux Romains. Des fouilles attestent de la qualité des vestiges de leur camp fortifié.
Profitant de la traditionnelle fermeture du musée de la Marine, l’Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap) a procédé à des sondages dans le soubassement du château. Le terme exact est diagnostic : des fouilles rapides et superficielles permettant de confirmer ou non l’intérêt d’un lieu sur le plan archéologique. « Les archéologues ont été impressionnés par la maçonnerie mise en oeuvre par les Romains » Suite de l’article

Et si le projet de la Tour Eiffel n’avait pas été adopté ?

Sputnik
bourdayDans les années 1880, la capitale française s’attendait à des changements considérables. Le projet de la tour présenté par l’ingénieur Gustave Eiffel pour l’exposition universelle de 1889 est connu de tous mais saviez-vous qu’il avait un concurrent sérieux?

Le journal Le Figaro s’est plongé dans ses propres archives pour trouver un article consacré au projet de l’alternative de la célèbre Tour Eiffel, pas moins audacieux. L’architecte Jules Bourdais avait présenté un projet encore plus surprenant d’une tour en granit de 355 mètres, avec un éclairage monumental fixé à son sommet. Suite de l’article