Les villes moyennes aussi, ont droit à la smart city

De Martine Courgnaud – Del Ry, pour la gazette des Communes

Confluent_Mont_de_Marsan.JPG
Mont de Marsan

Les villes moyennes sont adaptées aux projets de smart city. Moins axés sur les mirages technologiques, ils font la part belle aux outils de relation avec les citoyens. Villes de France publie un guide pour faciliter les démarches.

Quand on évoque la smart city, on se réfère généralement à des villes de taille métropolitaine. Pourtant, les villes moyennes ont de nombreux atouts pour devenir des smart cities. D’une taille propice à attirer les opérateurs, elles ont à leur tête des élus dynamiques, prompts à se former aux nouvelles technologies et à conduire diverses expérimentations. Les circuits de décision y sont plus courts et la proximité avec les services, plus grande. Confrontées à la désindustrialisation et à la crise économique, ces communes peuvent trouver dans l’innovation et les technologies une opportunité de développement. Suite de l’article

Publicités

Grand Paris : Macron à la recherche de la bonne clé

De Sybille Vincendon, pour Libération

Macron.jpgDepuis l’été, le chef de l’Etat est attendu sur la réforme de la gouvernance métropolitaine. Mais au fil des mois, il apparaît tâtonner pour trouver la porte de sortie.

A la mi-décembre, le président de la République a invité à dîner un groupe d’architectes du Grand Paris et tout à coup, l’histoire a semblé se rejouer. Comme Nicolas Sarkozy en 2008, Emmanuel Macron se demande aujourd’hui avec quelle recette donner un statut à la métropole parisienne. Comme son prédécesseur, il bute sur l’indébrouillable question de la gouvernance. Et comme lui, il a peut-être eu envie de voir ce que les «fabricants» de la ville avaient dans la tête, au cas où… Suite de l’article

Transports urbains et ferroviaires : la Fnaut prône une relance des grands projets

De Morgan Boëdec, pour Localtis

TGV.jpgA la mise en « pause » décrétée par le gouvernement en amont des Assises de la mobilité, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) préférerait une relance des investissements ferroviaires et un rattrapage du retard dans l’exécution de grands projets vertueux “actuellement reportés ou abandonnés au profit des transports du quotidien”. Un point de vue partagé le 12 janvier par cette association qui, au même titre qu’un grand nombre d’élus et d’autorités organisatrices, appelle de ses voeux le lancement d’un quatrième appel à projets de transports collectifs en site propre (TCSP).

La liaison Lyon-Turin mais pas le canal Seine-Nord. Une LGV sur la transversale sud mais plus de nouvelles gares TGV implantées n’importe où loin des centres urbains. Un contournement ferroviaire pour l’agglomération lyonnaise (CFAL) mais pas d’autoroute (A45) pour relier cette ville à Saint-Étienne (Loire). Ni de rocade à Rouen (Seine-Maritime) et ni d’élargissement autoroutier en Lorraine (A31 bis)…  » Il y a de bons et de mauvais projets. Les mauvais, il faut les enterrer, sans craindre le traumatisme. La page sera vite tournée, même pour le canal Seine-Nord : sitôt stoppé, ce projet pharaonique mais inutile sera vite oublié », a asséné le 12 janvier Jean Sivardière, vice-président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), lors d’un point presse sur la nécessité de relancer de grands projets utiles et à même de répondre « aux besoins actuels et futurs des voyageurs et des territoires ». Suite de l’article

Déplacer les frontières de la ville : un regard sur l’urbanisme contemporain (Audio)

La Grande Table – France Culture

toit-paris.jpg
Paris – ©Tim Draper

La ville, territoire d’exploration… Avec Christiane Blancot, responsable du pôle évolutions urbaines de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur), et le philosophe Thierry Paquot, nous explorons aujourd’hui l’espace urbain et ses nouvelles frontières, et imaginons ce que sera la ville de demain.

Beaucoup de discussions ont porté, ces dernières décennies sur l’évolution des villes et sur ce qu’il est convenu maintenant d’appeler le fait urbain. Les métropoles comme Paris, Lille, Lyon ou Marseille, sont confrontées à des défis nouveaux sur des problèmes anciens parfois, comme la façon d’habiter, de se déplacer, de travailler ou de pratiquer ses loisirs. Mais aussi sur des problèmes nouveaux comme l’insertion dans la mondialisation ou le défi écologique.

Et voici qu’on voit émerger une figure qui était jusque-là étonnamment peu consultée, même déconsidérée : les citadins, qui peuvent désormais, grâce aux outils numériques, participer et dire comment ils veulent habiter la ville. Mais la question principale reste ouverte : sont-ce les hommes qui font la ville ou la ville qui fabrique les hommes et les sociétés ? Comment les architectes et les urbanistes répondent-ils à cette nouvelle donne et ces nouvelles frontières de ce qu’on appelle ville ? Écouter l’émission

 

Val de Marne : Nogent planche sur un plan d’urbanisme vert avec l’APUR

La Parisien

Un nouveau plan local d’urbanisme, mais le plus écolo possible. Pour atteindre cet objectif, la ville de Nogent annonce qu’elle s’associe à l’APUR, l’Atelier parisien d’urbanisme. La ville a confié à cet organisme reconnu « une étude destinée à donner au Plan local d’urbanisme de Nogent une couleur plus verte dans un cadre écologique renforcé. » La ville précise qu’une commission exceptionnelle d’urbanisme associant élus et cadres des services s’est réunie pour examiner les propositions de l’APUR. « La présentation des spécialistes et les débats qui ont suivi ont permis d’arrêter une liste d’actions, indique la commune. Suite de l’article

Les bidonvilles sont-ils une forme exemplaire d’urbanisme ?

Demain la Ville
bois_de_vincennes_tente_pays_sipa.jpgBidonville, slums, township, favelas… Des mots qui raisonnent dans tous les dialectes, à travers le monde. Qu’on l’exprime en anglais, en français ou en espagnol, cette expérience urbaine s’apparente toujours aux mêmes rapports de perception, que la culture nous a largement inculqués.

De « la Cité de la Joie », ce livre issu de l’expérience de Dominique Lapierre dans les slums de Calcutta, édité en 1985, à l’image universelle de Mère Thérésa qui tente de sauver la misère du monde, dans ces mêmes bidonvilles. De la sortie raisonnante de « Slumdog Millionnaire » en 2009 à celle de « Lion » en 2016. L’ensemble de ces récits nous plongent dans ces rues boueuses et humides, nous transmettent ces odeurs de villes sans systèmes d’évacuation ou de latrines. L’architecture y est sommaire, les maisons sont en carton. La nourriture y est rare, mais les maladies y sont nombreuses. Les bidonvilles sont synonymes d’une pauvreté extrême, reflet de ces paysans, usés par leurs terres infructueuses, venus briser leurs dernières forces contre les portes impénétrables de la ville. Mais dans notre imaginaire, les bidonvilles, ce sont avant tout l’affaire des pays du tiers-monde !

Depuis plusieurs années, pourtant, ces présupposés tendent à disparaître. Face à l’urgence humaine et sociale qui a pu régner dans des zones urbaines en marge, des solutions ont dû être trouvées. Pour les urbanistes et architectes, les bidonvilles sont devenus des chances urbaines, les laboratoires de la ville de demain. Dans ces zones chaotiques à forte densité urbaine, on expérimente, on cherche des modèles urbains, avec pour seule contrainte, la simplicité. Dans ces marges urbaines, on n’a plus rien à perdre, donc on peut tout construire. Suite de l’article

Tours : L’Agence d’urbanisme “ fabrique ” la métropole de demain

Evelyne Bellanger, pour La République du centreTramway Tours.jpg

A l’occasion des 50 ans de l’Agence tourangelle d’urbanisme, rencontre avec son fondateur, Jean-Claude Drouin, et son directeur actuel, Jérôme Baratier.

Architecte urbaniste fondateur de l’ATU en 1967, vous en avez été le directeur pendant trente ans. Quels ont été les débuts de cette agence, qui accompagne le territoire dans son développement ?
Jean-Claude Drouin : « L’Agence d’urbanisme, née avec la loi d’orientation foncière, a été créée à Tours il y a cinquante ans par le maire, Jean Royer, qui était un bâtisseur. Tours a été pionnière puisqu’elle a fait partie des sept premières agences de l’Hexagone. Un chiffre passé à vingt agences en 1980, à trente-six à 1995, à cinquante-deux en 2013.
« L’ATU a été la graine de l’intercommunalité. Si aujourd’hui Tours Métropole Val de Loire regroupe vingt-deux communes, il y a cinquante ans, il y avait seulement sept communes périphériques, avec lesquelles j’ai pris contact pour engager puis développer des missions de conseil et lancer des réflexions sur les plans d’occupation des sols (POS).
« A cette époque il n’y avait pas de plan d’urbanisme, et les règlements d’urbanisme n’existaient pas. C’était vraiment le Far West. Suite de l’interview

Villes : les espoirs de l’urbanisme sous-terrain (Vidéo)

France Info – France 2

croix-rouge1.jpg
Station fantôme – Paris, Porte des Lilas

Sous nos villes se cachent de fabuleux trésors : des kilomètres de sous-terrains qui ne demandent qu’à sortir du noir : parkings, tunnels, anciennes stations de métro, autant d’espaces qui pourraient être exploités. Certaines villes se les sont déjà appropriés. C’est le cas de Montréal au Canada et ses 30 kilomètres de galeries construites dans les années 60. À Séoul (Corée du Sud), une université étonnante s’est développée sous la terre, grâce à l’architecte Dominique Perreault. Suite de l’article

Île de France : Plan local d’urbanisme : le big bang intercommunal aura-t-il lieu ?

IAU Île de France

Après plusieurs tentatives législatives, la loi Alur entend généraliser la « compétence PLU » à l’échelon intercommunal. En théorie, l’avancée est considérable, en pratique, elle est plus nuancée. Où en sont les intercommunalités franciliennes ? Cette Note rapide procède à un état des lieux au regard des réformes récentes, ainsi qu’à une mise en perspective nationale.:

Télécharger la « Note Rapide N°764 » de l’IAU Île de France