Bienvenue dans cette France qui construit n’importe comment

De Franck Gintrand, pour Les Echos

lotissement.jpgZones pavillonnaires mal pensées, bureaux inoccupés, musées vides, supermarchés en plein champ… Certains maires redessinent la ville à leur guise, sur fond de mégalomanie locale. Et comme toujours, c’est le contribuable qui paye.

Si notre territoire n’a jamais été ordonné comme un jardin à la française, nos paysages s’apparentent chaque année un peu plus à une immense brocante : on y trouve de tout rangé à peu près n’importe où et n’importe comment. À commencer par 35.585 communes. Un record européen. Presque 55 % n’excèdent pas 500 habitants. Mais toutes – et c’est compréhensible – sont attachées à leur souveraineté.

De fait, c’est aux élus locaux – et en premier lieu au maire – que revient la responsabilité de dessiner chaque ville et chaque village en décidant de l’affectation des sols, en accordant les permis de construire et en permettant l’implantation de certains équipements. Une responsabilité aussi lourde que prestigieuse. Suite de l’article

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Grand Paris : Les dispositifs en faveur du logement dans les PLU des communes de la Métropole

APUR

IdF.jpgDans le cadre des travaux de récolement des documents d’urbanisme engagés par l’Apur, cette étude analyse les différents dispositifs contenus dans les PLU des communes de la Métropole du grand Paris en faveur d’une politique locale de l’habitat.

Depuis la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain dite « Loi SRU » du 13 décembre 2000, modifi ée par la Loi Urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, complétée par la Loi engagement national pour l’environnement (ENE), dite Grenelle II, du 12 juillet 2010, les communes sont tenues d’inscrire une politique de l’habitat dans leur document d’urbanisme.

Ainsi, dans son article L101-2, le code de l’urbanisme invite les collectivités publiques à atteindre certains objectifs et notamment « la diversité des fonctions urbaines et rurales et la mixité sociale dans l’habitat, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs de l’ensemble des modes d’habitat, […] en tenant compte en particulier des objectifs de répartition géographiquement équilibrée entre emploi, habitat, commerces et services, […] ». L’étude de l’APUR

#Complot #Fake – Ne lis cet article que si tu es prêt à découvrir la vérité sur ta ville

Lumières de ville

Attention ! N’ouvre cet article que si tu es isolé de toute personne, étrangère ou familière. Le message secret que tu liras ici concerne tes espaces de vie quotidiens et ne doit en aucun cas être divulgué. Savoir ces informations te permettra de savoir que des forces dont tu n’as pas idée gouvernent la ville…

Toi, lecteur, tu es le personnage principal d’une télé-réalité

Le film Truman Show n’est pas une fiction. Ce n’est d’ailleurs pas un film non plus. Il s’agit en revanche d’une vision du futur de ta propre conscience, celle qui te fera admettre le fait que tu n’es qu’un personnage dans une télé-réalité de grande ampleur. Tes proches et les personnes que tu croises quotidiennement sont des acteurs qui évoluent dans un monde entièrement inventé et dont tu ne peux plus sortir… Tu es espionné à chaque heure de chaque journée. Suite de l’article

Île de France : le gouvernement assure que la ligne 17 sera maintenue dans son intégralité (Vidéo)

De Hendrick Delaire, pour le Parisien

Ligne 17.jpgLa ligne 17 du Grand Paris express sera maintenue dans son intégralité et donc jusqu’au Mesnil-Amelot. C’est le message paru ce mardi dans le Journal officiel. Le ministère de la Cohésion des territoires y adresse une réponse à Rodrigue Kokouendo, qui avait interpellé par question écrite le gouvernement le 24 octobre dernier. Le député LREM de la 7e circonscription de Seine-et-Marne souhaitait savoir quelles mesures le gouvernement envisageait de prendre pour désenclaver les régions périphériques d’Île-de-France et favoriser l’égalité des territoires. Suite de l’article

« Dans l’espace public, les hommes sont souvent majoritaires »

Propos recueillis par Marie-Douce Albert, pour le Moniteur

Walking.jpgChris Blache, conseil en ethnosociologie, et Pascale Lapalud, urbaniste, ont créé en 2012 la plateforme de recherche et d’action Genre et Ville. Avec l’architecte Eloïse Kling et en s’appuyant sur les compétences de géographes, de sociologues ou encore d’artistes, elles observent et quantifient les inégalités entre hommes et femmes que produit la ville et réfléchissent aux moyens d’agir sur le projet urbain pour corriger les dysfonctionnements. Genre et Ville conseille notamment un nombre de collectivités sur ce sujet.

Selon vous, les hommes et les femmes ne sont pas sur un pied d’égalité dans l’espace public. Comment en êtes-vous arrivées à cette conviction ?

Chris Blache et Pascale Lapalud : Il suffit de compter. C’est-à-dire de se poster à un endroit et de compter réellement, un à un, les hommes et les femmes qui s’y trouvent à un moment donné. Souvent les hommes sont majoritaires. Nous avons même été parfois désagréablement surprises comme ce jour où nous avons fait le test sur un site de Berlin que nous pensions mixte. Et nous y avons finalement dénombré un tiers de femmes pour deux tiers d’hommes. Il y a donc bien une hégémonie masculine sur l’espace public.

Et puis nous observons aussi les comportements : Qui fait quoi ? Pendant combien de temps ? Ainsi, un homme peut rester longuement installé sur un banc public alors qu’une femme ne le fera pas. Tout au plus fait-elle des « stop and go », le temps de se reposer un instant, de trouver quelque chose dans son sac. Le mobilier urbain apparaît ainsi comme tenu par la population masculine, de même que les hommes verrouillent des espaces comme les sorties de métro ou les entrées d’immeubles.

Dans la rue, les femmes semblent n’être légitimes que par les fonctions qu’elles assument comme les courses ou l’accompagnement des enfants. Quand on les regarde, elles sont toujours en train de tirer, de pousser ou de porter : des poussettes, des sacs, des enfants par la main… De ces observations nous sommes parvenues à la conclusion que les hommes occupent l’espace public et les femmes s’y occupent. Suite de l’interview